juil201711
Le ministre des Finances et du Budget Gervais Rakotoarimanana lors d’une interview d’un journaliste.

Le ministre des Finances et du Budget Gervais Rakotoarimanana lors d’une interview d’un journaliste.

Antananarivo, 11 juillet (ANTA) : En marge d’une interview concernant les perspectives économiques de l’Etat malagasy après le résultat de la 1ère revue du FMI suivi du déblocage de la 2ème tranche du Facilité Elargie de Crédit (FEC) et de la mise en œuvre des fonds octroyés après la Conférence des Bailleurs à Paris (CBI), le Ministre des Finances et du Budget, Rakotoarimanana Gervais, a donné la version officielle des raisons de l’emprunt contracté auprès de la Deutsch Bank. Dans tout accord de financement, les bailleurs passent en revue l’état des comptes financiers de chaque pays emprunteur. Pour Madagascar, ce compte présente un déficit budgétaire de l’ordre de 55 milliards de dollars. Il convient pour l’Etat malagasy de trouver un partenaire d’investissement pour apurer ce déficit.
« Ce déficit concerne les programmes d’investissement mais non pas les programmes de fonctionnement ». L’apurement de ce déficit figure parmi les conditions préalables des bailleurs avant signature. Après lancement d’appel à manifestation d’intérêt, la Deutsch Bank a présenté des conditions financières favorables à l’Etat malagasy.
Face aux informations publier disant que la caisse de l’Etat est vide, le Ministre des Finances fait le point ; « Dire que la caisse de l’Etat est complètement vide selon certains médias est très erroné, j’interpelle donc chaque organe de presse de venir me questionner directement avant de publier leur article concernant l’économie malagasy ».

Grève du Syndicat des Douanes malagasy (SEMPIDOU).
« La revendication de la SEMPIDOU relève de l’illégalité et de l’illégitimité », tel est le propos du Ministre des Finances et du Budget. Les doléances antérieures des douaniers concernant leurs « remises » ont été respectées après discussion et vérification des calculs.
Préalablement, d’après leur calcul, les douaniers ont dégagé un montant de 43 milliards d’ariary sur le non-paiement des arriérés au titre de l’année 2013 à 2016. Un calcul contradictoire du MFB dégage par contre un montant de 2.4 milliards d’ariary. Après comparaison des modes de calcul, les douaniers ont été convaincus du montant fourni par le MFB.
Parallèlement, le MFB doit tenir compte des textes sur le plafonnement des droits accordés aux employés sous tutelle du ministère. Ce plafonnement ne doit pas dépasser les 2 milliards d’ariary. Montant qui a été versé en plus du versement du même montant effectué auparavant concernant la période 2000 à 2003.

Comparaison n’est pas raison
«Le véritable problème est du côté du syndicat mais non plus du MFB». Non satisfait par cet effort, le SEMPIDOU réclame aussi que soit augmenté de 1% au lieu de 0.5% de la recette fiscale le versement qui leur est dû au titre de prime de motivation. Le MFB non persuadé par cet argument, le syndicat met alors sur le tapis une comparaison de leur traitement face à ceux des employés du trésor, « ils perçoivent mieux que nous et pourtant ont contribué au même titre dans la recette de l’Etat ».
Le Ministre des Finances et du Budget de conclure qu’à ce stade, les revendications sont désormais qualifiées d’entêtement et non fondées et elles relèvent de l’illégalité et de l’illégitimité.