oct201324

Antananarivo, 24 octobre (ANTA) :  La révélation concernant l’espionnage massive Américain à l’Europe continue toujours.

Une information a été diffusée sur une mise en écoute du portable de la chancelière allemande Angela Merkel par la NSA. Dans un communiqué du gouvernement allemand, la chancelière précise clairement que, « si de telles pratiques étaient avérées, elles seraient totalement inacceptables, et qu’elle les condamnait sans équivoque ».

Le président américain a tout de suite démenti l’information et a rassuré le gouvernement allemand par le biais de son porte parole que « les Etats Unis ne surveillaient pas, et ne surveilleraient pas les communications d’Angela Merkel ».
L’UE veut donc profiter du scandale pour faire avancer la proposition de la commission européenne concernant la protection des données, sur laquelle les 28 butent depuis des mois.

Une loi doit être votée afin d’imposer aux grands groupes de l’internet d’obtenir le consentement préalable des personnes pour l’utilisation de leurs données personnelles, sous peine d’amendes.

En tout cas, après une dizaine de plaintes de différents pays sur l’espionnage intensif de l’Amérique, la confiance entre l’Europe se trouve ébranlée.

Sur la question immigration, la politique européenne face à l’afflux migratoire en méditerranée domine aussi le sommet.

Les dirigeants des pays européens vont exiger de leur homologues plus de solidarité concrète au lieu de parole.

Le chef du gouvernement italien, Enrico Letta, demande un renforcement de Frontex, l’agence de surveillance des frontières européennes. Un projet de conclusion en début de semaine par les chefs d’Etat et de gouvernement révèle une promesse de faire « plus pour éviter de nouveaux drames » similaires à ce qui s’est passée récemment à Lampedusa.