juin201812

Antananarivo, 12 juin (ANTA) : Le Directeur Général de l’INSTAT, Ida Clément Rajaonera , a tenu une conférence de presse ce 11 juin 2018 , la deuxième en moins d’une semaine, au cours de laquelle il a tenu faire une petite rectification sur la finalisation du dénombrement.

L’opérationnalisation du dénombrement accuse un léger retard selon le DG de l’INSTAT, Ida Clément Rajaonera, pour cause de trois problèmes liés au contexte géographique et socio-économique. Ces problèmes causent alors des impacts sur le calendrier prédéfini initialement.

En premier lieu, l’éloignement et l’inaccessibilité de près de 40% des zones de dénombrement obligent les agents recenseurs à faire à pied les trajets entre les districts, les communes et les fokontany jusqu’aux hameaux.

Ces trajets nécessitent pourtant, en moyenne, entre deux à trois jours de marche. Après la collecte des données, ces mêmes agents de faire le même trajet afin d’acheminer les données au niveau des districts auprès des superviseurs.

A cela s’ajoute les difficultés liées à l’insécurité qui perturbent le paiement des indemnités des agents. Plusieurs localités des zones rurales ne disposent pas d’un point de retrait en monnaie pourtant le système de paiement choisi par l’INSTAT se fait par mobil banking, question de sécurité oblige.

Egalement certains points  de retrait ne disposent pas suffisamment de liquidité pour pouvoir payés plusieurs gents à la fois même si le virement bancaire est effectué à temps. Afin de pallier à ce désagrément, les responsables de l’INSAT a donc mis en place une autre stratégie : acheminer les fonds  physiquement mais sécurisé par les éléments de la gendarmerie.

Le troisième, qui n’est pas des moindres, c’est l’imprévue liée à la l’émergence de plusieurs poches  de population générées par une migration forcée. Cette poche de population engendre parfois une grande taille de ménage. Cette information n‘a été pourtant pas soulevée dans les enquêtes précédentes fauchant les éléments de projections.

Autres activités de l’INSTAT prévues pour 2018.

Après le RGPH 3, l’INSTAT prévoit d’opérationnaliser, au même titre de l’année 2018, deux enquêtes dites enquêtes périodiques auprès des ménages. Il s’agit de l’enquête MIX et de l’enquête pauvreté ou l’enquête sur les revenus des ménages. Ces deux enquêtent dépendent pourtant, en grande partie, de la fiabilité des données dégagées par le RGPH.

Sur le plan technique, l’INSTAT prévoit également de mettre à jour les données statistiques nécessaires à l’élaboration de la comptabilité nationale.

Prévue également pour l’année 2018, la dissémination, la formation et la sensibilisation sur la pertinence et l’enjeu de la loi statistique.

 

 

 

Laisser un commentaire