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La session a été présidée par la vice-présidente de l’Assemblée Nationale Hanitra Razafimanantsoa. Au premier plan , l’intervention du chef projet EISA Jessica

La session a été présidée par la vice-présidente de l’Assemblée Nationale Hanitra Razafimanantsoa. Au premier plan , l’intervention du chef projet EISA Jessica

Antananarivo, 16 mai (ANTA) : Une session d’information à l’intention des parlementaires sur les Comités Locaux de Développement (CLD) conduite par l’Institut Electoral pour une Démocratie Durable ou EISA s’est déroulée ce jour à l’Assemblée Nationale afin de partager et collecter les avis des députés sur les lacunes qui bloquent le CLD dans la mise en œuvre des investissements destinés au développement.

L’intervention des députés

L’intervention des députés

Durant cette session, il a été clairement développé les attributions des uns et des autres composants du CLD, notamment celles des députés, des maires et des sénateurs.
L’application du décret n° 2017-218 fixant le régime de gestion, d’utilisation, et de contrôle du fonds d’appui au développement et portant organisation et fonctionnement du CLD figure parmi les difficultés soulevé par les parlementaires venus assistés la session d’information. Le député Hanitra Razafimanantsoa de déclarer pendant son discours d’ouverture que ce décret présente une certaine opacité conduisant aux diverses interprétations.
Les députés ont fustigé ce décret pour cause de lourdeur des procédures administratifs dans le déblocage des fonds causant des frustrations auprès des entreprises chargées d’exécuter les offres.
Cette frustration conduit ainsi au dénigrement même de la personne des députés assignant ces derniers de faire main basse sur le fond alloué.
Dénigrement que la vice-présidente de l’Assemblée, Hanitra Razafimanantsoa, chargée de présider la session, de clarifier que «les députés ne sont pas tenu de gérer les fonds mais tenu de gérer les projets».
La difficulté repose aussi dans le système même de validation des projets définis et avancés aux CLD. Système qui ordonne que l’approbation des projets pertinents et priorités se font à main levée. La majorité l’emporte sur la minorité qui handicape fortement la position des députés qui sont toujours en minorité.
La conduite de certains sénateurs a été aussi soulevée durant cette session. Selon la déclaration de plusieurs députés, quelques sénateurs, étant membres du CLD, brigue la présidence du comité. Pourtant cette place est clairement définie et revient aux députés.
Les députés exhortent ainsi à l’EISA pour que soit mieux informé les maires et les sénateurs sur les procédures et le fonctionnement du CLD.
Procédures technique.
Autre la dissension sur la conduite des membres du comité, se présente aussi la difficulté dans les procédures. Les députés ont été unanimes, ce sont les Personnes Responsables des Marché Public (PRMP) qui sont les facteurs de blocage. Selon ces députés, l’absence d’un texte clair, ces PRMP se comportent comme étant à la fois juge et parti ainsi que contrôle. Cette position favorise ainsi à la lourdeur des procédures causant le retard du déblocage.

Composition du CLD
-Député élu dans la circonscription ;
-Sénateurs ;
-Maires ;
-Directeurs ou chefs de services techniques déconcentrés de l’Etat y compris ceux du Trésor -Public de la localité ;
-Représentant des opérateurs économique ;
-Représentant de la Société Civile.