SESSION EXTRAORDINAIRE DU PARLEMENT : URGENCE D’UN ENJEU IMPORTANT POUR LA PRESIDENCE

Antananarivo, 31 janvier (ANTA) : Convoquée en décret par le dernier conseil des ministres, le parlement malagasy tiendra une session extraordinaire pour une durée de sept jours à compter du 30 janvier. Il s’agit dans cette ultime session, la toute dernière pour l’Assemblée Nationale, étant donné que le mandat des députés prendra fin le 05 février prochain selon la Constitution. Le caractère urgent de cette convocation en session extraordinaire est clairement évoqué dans le décret du Président de la République Andry Rajoelina. Il s’agit alors de réaliser en sept jours l’examen et l’adoption du projet de loi portant délégation de pouvoir de légiférer par voie d’ordonnance au Président de la République pour la mise en œuvre de son programme en vertu de l’article 104 de la constitution.
Egalement, dans cette course de fin mandat, les députés auront à examiner et débattre sur la modification de certaines dispositions de la loi organique relative au régime général des élections et des référendums ainsi que celle à l’élection des députés.
Dans ce cas de figure, il est à rappeler que la CENI a émis dans son rapport 19 recommandations utiles à apporter pour améliorer, et latenue et l’organisation des prochaines élections,afin que celles-ci soient fiables et loin de toutes irrégularités.
Egalement très attendus durant cette session extraordinaire, la présentation du Programme de mise en œuvre de la Politique Générale de l’Etat présentée par le Premier Ministre Ntsay Christian.
Soutiens inconditionnelles pour la Chambre basse, débat démocratique pour le Sénat.
Dans son discours d’ouverture de session, le Président de l’Assemblée Nationale, Jean Max Rakotomamonjya apostrophé les députés à apporter tous leurs soutiens au nouveau régime et œuvrer pour laisser travailler librement le gouvernement. « Nous nous attèlerons à ce que ces lois qui nous est soumises soient examinées et prendront notre décision selon l’intérêt général de la population malagasy (…), c’est un nouveau gouvernement, une nouvelle donne qui exige au besoin notre appui (députés) ».
La même assurance a été formulée par le Président du Sénat Rivo Rakotovao, avec toutefois un semblant de nuance ; « soyez en rassurer qu’un débat constructif et démocratique se tiendra durant ces sept jours ; n’y voyez aucune critique stérile dans notre démarche mais plutôt un meilleure reflet de l’aspiration du peuple au changement qu’il a exigé et exprime à travers les élections dernièrement». Et dans son élan, Rivo Rakotovao de souligner « le Sénat exprime sa volonté d’examiner de très près les amendements apportés par le gouvernement mais cela dans le respect de la démocratie ».