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Antananarivo, 18 septembre (ANTA) : Pour tout ce qui est question liée à la politique,à la réconciliation, aux causes syndicales et à la réforme de la constitution, le Président de la République Hery Rajaonarimampianina de se rabattre sur la notion d’ouverture de débats et d’inclusive. La constitution relève d’une interprétation stricte et personne n’est au-dessus de la loi ; «  je me plie à cette interprétation stricte »

Polémiquer sur la réforme de la Constitution est hors de propos selon le Président Hery Rajaonarimampianina. Tout le monde reconnaît qu’il y a effectivement une lacune sur certains articles qui  mettra en cause sur la crédibilité et la réussite des prochaines élections.

Les articles cités et visés dans la reforme ont été les articles 47 et l’article 152, successivement portant sur le statut des chefs fokontany et de l’organisation et de la durée des élections. Le contexte politique actuel exige que la notion d’ouverture soit incontournable.

Le débat sur la vie politique en général est insuffisant. « Vous serez étonné si je vous révèle le nombre d’opposants qui viens me consulter en catimini, hors des caméras ; certains préfèrent  même de venir me voir une fois la nuit tombée pour ne pas être vus. ».

C’est ce manque de débats transparents et de volonté qui constitue un obstacle dans l’avancée politique malagasy selon toujours le Président Hery Rajaonarimampianina. C’est dans ce contexte qu’il félicite l’initiative des organisations de la société civile à organiser à leur niveau cette pratique démocratique afin de résoudre les différences de point de vue.

« Si la majorité exige  que la réforme de la Constitution n’est pas nécessaire,  je me plierai également à cette volonté et on verra ce que ça donnera même si cela est contre ma politique de vision à long terme ».

Quant aux revendications de différents syndicats, le Chef de l’Exécutif s’en remet à la prise de conscience, au patriotisme, à la valeur morale de tout un chacun. Il n’est pas réaliste de demander plus ce que l’Etat peut offrir selon le Président quant déjà les 50% du budget ont été  déjà englouti par la solde et les pensions et atteint les 75% si on tient compte des frais généraux liés aux dépenses de fonctionnement.

A nous de montrer notre volonté en accomplissant notre devoir afin de produire d’abord et réclamer ensuite en fonction des résultats, mais faire de la grève et en même temps exiger des augmentations vont  à l’encontre des principes moraux de la fonction publique.

En prenant exemple de l’Allemagne, le Président a évoqué que si la société allemande évolue et garde sa prospérité, c’est parce que le corps de fonctionnariat allemand adopte une rigueur inébranlable.

Satisfactions relatives.

Au terme de la rencontre, certains journalistes ont exprimé leur satisfaction en fonction de la durée et de la prestation. Toutefois, la poursuite d’une telle rencontre, voire même l’étendre dans les régions, sont les  souhaits de la majorité des journalistes en l’occurrence le Président de l’Ordre des Journalistes Gérard Rakotonirina.