sept201718

Antananarivo, 18 septembre (ANTA) : La lutte contre l’insécurité a été posée sur plusieurs angles et sur plusieurs formes par les journalistes. Certains ont partagé leur témoignage, d’autres avec passion ont relaté des faits et les agissements des dahalo à l’instar des journalistes représentant de la région Bongolava en interpellant le Président de la République que maintenant cette région est entrée dans la catégorie de zone rouge.

« Vous ne me révélez plus rien sur les dahalo, je suis au courant de ces faits» rétorque le Président Hery Rajaonarimampianina, en ajoutant « la Réforme du Secteur de la Sécurité ((RSS) reste la solution la plus adaptée à la lutte contre l’insécurité. La région de Bongolava figure parmi les zones à prioriser ».

Le Chef de l’Etat relève le pari qu’en trois mois de la mise en œuvre de la RSS, les résultats seront visibles. Parmi les plans qu’il à révélés, l’installation d’une unité de plusieurs formes dans les zones rouges comme le bataillon inter arme à Ihosy.

Infrastructures, énergie, agricultures.

Le contexte politico-socio-économique actuel exige alors de la présidence le renforcement des actions dans l’investissement en infrastructures, base de toutes actions de développement.

Toutes les infrastructures de production énergétique sont désormais obsolètes. « La dernière entreprise par l’Etat remonte en 1980, du temps du Président Didier Ratsiraka, par la construction du barrage de Namorona». Or,  aucun des précédents régimes n’a pensé que dans le futur, le changement climatique pourrait être un facteur de taille qui pourrait remettre en cause la production d’électricité via un central hydro-électrique. «La sècheresse de l’année dernière nous a couté une perte de l’ordre de 100 MW.» a réitéré le Chef de l’Etat.

Le basculement progressif vers le fuel lourd permettra d’abandonner le gas-oil, trop cher en matière d’exploitation et qui demeure la cause principale de la subvention.

Il importe alors pour le régime Rajaonarimampianina d’intégrer dans ses visions l’utilisation mixte de tous les techniques existantes en matière d’énergie ; en l’occurrence investir dans l’énergie renouvelable (solaire, éolienne,…) selon les potentialités existantes à Madagascar.

Mis en œuvre depuis les années 60, l’aménagement de la plaine de Bas Mangoky a été très vite mis à l’abandon pour faute d’entretiens des systèmes d’irrigation et d’appui aux agriculteurs. Depuis sa réhabilitation dernièrement, la plaine peut maintenant offrir une capacité productrice de 10.000ha comme à l’initiale.

En 1960, le choix de la culture principale de Bas Mangoky portait sur le coton et le riz ; choix qui s’explique à la fois par la prise en considération de données pédologiques et par les impératifs de développement généraux de l’économie malagasy.

Le choix pédologique est encore garder par le régime Hery Rajaonarimampianina mais sera axé principalement dans la production rizicole puisque Madagascar n’exporte plus de produits textiles comme auparavant.

Le Président reste confiant car en utilisant la variété hybride de semence de riz capable de résister au climat local, le rendement de 7 à 8 tonnes/ha peut être atteint. Une production qui  emmènera à l’autosuffisance alimentaire.

Partenariats, ZEE.

Les trois sommets qui se sont tenus successivement à Madagascar (APF-COMESA-OIF) en 2016 ont connu  un succès significatif dans la reprise de confiance sur les partenariats bilatéraux et multilatéraux entre la Grande île et les pays partenaires. « Ces trois sommets procurent une visibilité, le respect et la communauté internationale est maintenant à l’écoute de nos aspirations ».

« Le FMI est incontournable ; il n’existe aucun pays au monde qui voudrait traiter des relations financières sans qu’il soit pas membre du FMI ».

Le partenariat entre Madagascar, les bailleurs et les investisseurs se fait de manière gagnant-gagnant et le mot d’ordre dans la relance économique et social est « ni exclusivité ni exclusion ».

Grâce à l’effectivité de notre partenariat, le renforcement des contrôles frontaliers dans le cadre de la Zone Economique Exclusive (ZEE) peut être réalisé. « Depuis 35 ans, Madagascar ne possédait que 2 bateaux pour surveiller 1.2 millions de kilomètre carré ; en cette année, les Etats Unis et la Chine nous ont octroyé des  dons de quatre autres vedettes rapides pour la surveillance de nos zones côtières ».

Le Président a illustré ses propos en prenant exemple de la perte et du manque à gagner s’élevant à 500 millions de dollars par an  dus aux exploitations maritimes illicites. Si ces exploitations illicites sont maitrisées, la ressource maritime de Madagascar pourrait procurer une grande aide à l’économie bleue.