MEMENTO DU PASSE : NAISSANCE DE LEOPOLD SEDAR SENGHOR, PRÉSIDENT, ENSEIGNANT ET POÈTE SÉNÉGALAIS

Antananarivo, 8 octobre 2019 (ANTA) : Le 8 octobre 1906, est née à Joal (un village côtier situé à cent kilomètres au sud de Dakar-Sénégal), Léopold Sédar Senghor, dans une famille de notables. Sa mère Guilane Ndiémé Bakhoum était la troisième épouse de son père, Basile Diogoye Senghor, commerçant catholique issu de l’aristocratie Sérère du Sénégal.Leurs noms, selon les linguistiques, venaient du mot portugais « Senhor » signifiant « Monsieur », « Léopold » fut donné par son père en hommage à son ami et employeur mulâtre Léopold Angrand. Quant à « Sédar », c’est un prénom Sévère qui signifie « qu’on ne peut humilier ».
Son nom définissait déjà ce que l’homme deviendra.
Élevé dans une famille religieuse dès son enfance puis comme petit séminariste à son adolescence. En 1926, il était exclu de son collège pour avoir contesté le supérieur qui niait à l’Afrique toute histoire et toute civilisation.
Il a eu son bac dans des établissements laïques et a pu obtenir une bourse d’études supérieures à Paris.
À Paris, de 1928 à 1944, il commença ses seize années d’errances pendant lesquelles il obtenait la licence d’es lettres et a reçu l’agrégation en grammaire. Il était le premier lauréat africain de ce concours, ce qui lui a ouvert la carrière d’enseignant. Il a aussi fait des études approfondies des dictionnaires.
Il était professeur de lettres classiques d’abord à Tours, puis dans la région parisienne. Au lycée Louis-le-Grand où il avait enseigné en classes préparatoires littéraires.
En 1934, il fonda avec Césaire et le Guyanais Léon Damas la revue « L’Étudiant noir », dans laquelle, il théorisa le thème de la négritude, définie comme l’ensemble des valeurs du monde noir. La négritude, mais aussi la francité et la civilisation de l’universel formaient le triptyque thématique de l’œuvre littéraire de Senghor, dont les débuts dataient de cette période d’errance et de quête identitaire.
En 1939, Senghor était enrôlé comme fantassin de 2e classe dans un régiment d’infanterie coloniale et était affecté au 31e régiment d’infanterie coloniale, régiment composé d’Africains.
Le 20 juin, il manqua de justesse de se faire fusiller avec les autres Africains faits prisonniers. Il était transféré de camp en camp, avant d’être finalement libéré en 1942, pour raison de santé.
Il a repris sa classe en région parisienne, et a écrit à l’approche de la fin de la guerre un essai intitulé « La Communauté impériale française » inspirée des idées lancées pendant la conférence de Brazzaville.
C’était en 1945 qu’il est entré dans le monde politique. Il a dirigé le Sénégal pendant 20 ans jusqu’à sa démission l’année 1984. En même temps un poète très connu mondialement (poète-président).
Ses œuvres montrant ses amours de sa patrie, les monuments de la culture africaine et les agriculteurs de tout Sénégal impressionnaient beaucoup de monde.
Il jouait aussi un grand rôle dans le développement personnel des gens, même jusqu’à aujourd’hui.

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