LOI DES FINANCES 2019 : RUDE ARBITRAGE AVANT SA LEGIFERATION

Antananarivo, 14 mai (ANTA) : Le grogne des Agents administratifs et des certaines catégories d’employés de l’Etat commencent à se faire sentir ces dernières semaines suite au retard dans lalégifération par voie d’ordonnance de la Loi des Finances Rectificatives (LFR) au titre de l’année 2019. L’écho de ces mécontentements est peut-être enfin parvenu aux oreilles de nos décideurs politiques, ce qui explique la sortie d’un communiqué officiel motivant le retard sur cette LFR.
Il en est alors communiquer que le retard est dû à des rudes examens minutieux de chaque rubrique et de budgets inscrits afin d’y exclure les mauvaises tendances répétitives ouvrant la voie aux gabegies financières.
Tout le monde sait qu’un retard dans la légifération de la loi des finances malagasy entraine substantiellement une grande lacune pour chaque département ministériel, notamment dans le fonctionnement.
Contrairement aux fonctionnaires qui sont payés à chaque fin du mois à travers le budget général, les retards dans la LFR constituent un véritable souffre-douleur pour certaines catégories d’agents de l’Etat à l’instar des employés ECD qui, faute de budget de subvention, ne sont pas payés à chaque fin du mois.
Toutefois, des faits courants tels que l’existence des reliquats de l’année précédente parmi quelques-uns des établissements publics ou quelques-unes des institutions permettent à cesderniers de payer leurs agents. Sauf que ces reliquats n’arrivent pas souvent à payerles charges salariales de ces agents au-delà du mois de mars.
Ne pas confondre vitesse et précipitation.
Malgré la connaissance de nos hauts décideurs de ces lacunes et des souffrances engendrées, ces derniers semblent vouloir mesurer les actions subséquentes puisqu’un arbitrage a été enfin entrepris depuis le 08 mai et s’est prolongé jusqu’au 13 mai 2019.
Selon le communiqué, cet arbitrage dans les budgets inscrits dans la loi des finances malagasy est conduit étroitement et conjointement par le Président de la République lui-même et le Premier ministre.
Il a été communiqué que les mauvaises pratiques dans l’inscription des budgets excédentaires inutiles ou inscrits volontairement pour pouvoir ouvrir une brèche à toutes sortes de manipulations et de détournements « légales », font désormais l’objet d’un contrôle strict et rigoureux dans la vraie « rectification » du LFR 2019.
Plus aucun dépassement non motivé n’est toléré, « les dépenses de fonctionnement totalement injustifiées inscrites de manières subtiles pour ne pas éveiller les soupçons sont réduites voire purement et simplement supprimées (…) ,ces dépenses ont toujours fait l’objet de grandes spéculations à des fins de détournement de deniers publics ».
Egalement, une véritable chasse aux possibilités de malversations a été ouverte et surtout épier « les dépenses exorbitantes inscrites dans les soit disant réhabilitation des bâtiments administratifs convertis en marchés fictifs s’opérant toujours sous couvert de ces prétendus travaux de réhabilitation alors qu’ils n’existaient même pas ».
C’est ainsi que « chaque dépense envisagée par chaque ministère est discutée une à une. Le Président et le Premier ministre exigent que chaque ministre en justifie la pertinence, notamment par rapport à la réalisation des velirano », car selon toujours le communiqué, « les dépenses permettant la concrétisation des velirano ont été priorisées ».

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