avr201811

Antananarivo, 11 avril (ANTA) : Ces derniers mois, il a été constaté que des médias privés (audiovisuels et écrits) ont indiscutablement joui de la pleine liberté de presse et d’expression pour oser même aligner, à la connaissance du grand public, des propos, écrits et images outrageant, offensant, injuriant et diffamant. Pire, les mêmes médias privés n’ont point cillé pour ouvertement publier ou diffuser des séquences de vie privée d’autrui, allant même jusqu’à rendre publiques des photos à caractère privé et confidentiel. Et l’on n’évoque plus ici cette série de propagations de fausses nouvelles, toujours perpétrée par ces médias privés, qui ont fortement perturbé la sérénité du grand public. Et tout ceci, sans plus parler de ces incitations à la haine, à la désobéissance civile et à la discrimination d’origine qui minent l’unité nationale.Il n’est plus utile et nécessaire de rappeler ici, en détails, les dispositions des textes en vigueur (Code la• communication médiatisée, Loi sur la cybercriminalité et Code pénal) qui prévoient des peines d’amende et d’emprisonnement se rapportant à ces délits de presse. Et ce, étant entendu que tous les acteurs de la presse nationale, et notamment ceux de la presse privée mentionnée supra, sont censés connaître et maîtriser au bout de leurs doigts lesdites dispositions.

Néanmoins, il va sans dire que ces pratiques journalistiques, citées plus haut, commencent actuellement à gravement mettre en danger et en péril tant l’unité nationale que l’ordre public.

En tout cas, chaque citoyen jouit l’inaltérable droit de vivre dans la sérénité et dans la paix.

De tout ce qui précède, lettre de mise en demeure est lancée, par le présent, à cette presse privée abusant de la liberté d’expression pour mettre promptement un cran d’arrêt à ces pratiques illégales. Et ce, au nom de la défense de l’unité nationale, de l’ordre public et du droit de chacun à vivre en paix et dans la sérénité.

Quoi qu’il en soit, comme le disposent les textes cités plus haut, l’inobservation du rappel à l’ordre, préconisé par la présente lettre de mise en demeure, va inexorablement déboucher vers la saisine de la Justice pour que l’Etat de droit ne soit un vain mot.

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