LA 5ème REVUE DU FMI S’EST SOLDEE PAR DES FELICITATIONS ET DES RECOMMANDATIONS

Antananarivo, 11 juin 2019(ANTA) : Au terme de la mission du 5ème revue de la délégation du FMI dirigée par son chef de mission pour Madagascar, CharalambosTsangarides afin d’évaluer les programmes de réformes économiques malagasy soutenus par la Facilité Élargie de Crédit (FEC), un rapport relatant l’opinion de cette mission a été rendue ce 10 juin auprès des autorités malagasy. Les efforts entrepris dans les réformes structurelles et économiques en 2018 ont été salués par la FMI ; des recommandations liées à l’amélioration de quelques secteurs ont été également soumises.A été entre autres félicitée par la mission du FMI, l’atteinte de la croissance économique de 5.2% en fin 2018 tirée de l’augmentation de la production agricole malagasy et des fruits de quelques investissements publics ainsi que par l’intensification des activités du secteur privé.
De telle opinion ne diffère guère à celle de la Banque Mondiale lors de son dernier rapport sur la conjoncture économique de Madagascar rendu le mois d’avril 2019. Tous deux félicitent les autorités malagasy d’avoir respectés les critères de performance recommandés jusqu’en fin 2018.
Si cette performance économique a pu être donc atteinte, c’est surtout grâce aux résultats des investissements publics soutenus par les autorités malagasy, par l’augmentation des volumes des exportations et des améliorations dans le secteur de l’énergie et du bâtiment.
Toutefois, les problèmes liés au prix du carburant et de la JIRAMA demeurent dans les recommandations. Ace titre, celles de la BM concernant l’interdiction de la subvention tant sur le prix du carburant que dans l’exploitation de la JIRAMA ont été reprises par la FMI dans cette mission de 5ème revue.
Ces recommandations ont été renforcées par la poursuite des négociations auprès des opérateurs pétroliers afin d’accélérer les ajustements des prix des carburants à la pompe alignés aux évolutions du prix international. Par rapport à la JIRAMA, la FMI de suggérer une augmentation des recettes afin d’améliorer la situation budgétaire de cette compagnie d’eau et d’électricité qui pèse lourdement dans le budget général de l’Etat.
De telles recommandations ont été toutefois accompagnées d’une solution palliative ; celui de transférer les subventions dans les mesures sociales et donc de les réutiliser dans les infrastructures liées à la santé et à l’éducation impactant beaucoup plus dans la protection des plus vulnérables qui représentent un plus grand nombre en termes de densité de la population.
La FMI a donc prescrit dans son opinion que les subventions faites à la JIRAMA et au prix du carburant « relèvent d’une dépense publique de moindre priorité ».

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