JOËLLE RAONIVALO RÉVOLUTIONNE L’HISTOIRE DE MADAGASCAR GRÂCE À SON PREMIER LIVRE

Antananarivo, 14 septembre (ANTA) : Joëlle Raonivalo, une écrivaine sortant de nulle part, vient d’apporter un changement radical dans l’histoire de Madagascar grâce à son premier livre intitulé « Imerina sombintantara : fanitsiana ny diso sy famenoana ny banga ». Il a été présenté pour la première fois aujourd’hui au CEMDLAC Analakely.D’après elle, de nombreuses erreurs se sont glissées dans l’histoire de notre pays. « Je n’ai pas de réel talent pour l’écriture, mais j’ai pris la décision de transcrire les histoires que me racontait mon grand-père quand j’étais petite. Afin de les recouper, j’ai consacré plusieurs années à leurs confrontations avec les différents ouvrages et photos. Certains sont issus des Archives nationales et de l’Agence Nationale d’Information Taratra (ANTA). J’ai également fait appel à des historiens », a-t-elle expliqué.

Étant un guide pour les chercheurs de l’histoire de Madagascar, l’auteure de ce livre a précisé que sa présentation a été agréée et autorisée par le ministère de la Culture, de la Promotion de l’Artisanat et du Sauvegarde du Patrimoine.

On y retrouvera dans ce livre des réponses aux questions telles que : d’où est l’origine du nom Ambohitsirohitra ? Pourquoi y a-t-il une tombe devant le portail de l’Hôpital Befelatanana ? Qui est Ratsiamboho ? Autant de questions qui nous feront redécouvrir notre histoire sous une autre vue.

« Les Malgaches ont le droit de connaître leur origine. Ils ont le droit de connaître ce qui s’est vraiment passé, sans mensonge ni cachotterie » a-t-elle argumenté. Comme exemple, elle a expliqué qu’on dissimulait souvent l’existence d’une attaque qui a échoué pour des raisons politiques.

Le citoyen lambda ne sera pas en reste. Le CEMDLAC a décidé d’acheter plusieurs exemplaires et de les éparpiller aux quatre coins de l’île pour soutenir cette initiative. Il entend acheter tous les livres sur l’histoire de Madagascar.

L’on a également appris durant cette conférence de presse l’existence d’un nombre important d’archives sur l’histoire de Madagascar en Angleterre, mais à titre onéreux.

Ce petit chef-d’œuvre est édité dans un format A5, compte 112 pages et est sorti aux éditions Tsipika.