FACILITÉ DES ÉCHANGES FRONTALIERS ; LE PROCESSUS EST EN BONNE VOIE POUR MADAGASCAR.

Antananarivo, 18 septembre (ANTA) : Le calendrier dans la mise en place du système de facilitation des échanges frontaliers pour Madagascar est prévu vers la fin de l’année 2023. Néanmoins, le processus en cours est en bonne voie. La feuille de route dans la mise en œuvre de ce système de contrôle dénommé Facilité des Échanges (FE) suivant la norme internationale des opérations d’import et export au niveau des frontières a été présenter ce 17 septembre au sein de la Chambre des Commerces et des Industries internationales d’Antananarivo (CCIA). Plusieurs améliorations dans les procédures et opérations de contrôle douanières ont été intégrées dans cette feuille de route.
En termes d’amélioration, la feuille de route prévoit de rendre le délai de contrôle douanier plus concis ; réduire les temps de traitement des dossiers d’import et d’export, simplifier et assouplir les procédures de dédouanement. Le tout afin d’améliorer le temps de passage des marchandises au niveau des douanes malagasy ; tels sont les défis du mécanisme de facilitation des échanges imposer par la nouvelle norme internationale dont Madagascar a ratifié.
Partant de la situation actuelle, en se référant à la dernière classification par « Doing Buisness Madagascar » est encore classé au rang de 129émé en matière de vitesse d’exécution et de traitement des opérations douanière. Plus on s’approche de la position 1, plus on est classé comme pays propice à la rapidité des opérations de dédouanement.
Cette position est toujours défavorable en termes de tarif préférentiel, le facteur « délai » étant un paramètre d’interférence pouvant perturber les coûts de reviens au niveau des frais d’approches. Il a été dévoilé durant la présentation que les durées de passage des marchandises dans les ports malagasy nécessitent en moyenne 70h d’attente avant sa sortie finale du port.
Temps d’attente, générateur de coûts
On dit toujours dans les milieux des affaires que le temps c’est de l’argent. Selon les résultats d’études recueillies par la douane malagasy, un jour d’attente équivaut à 1% des Droits des Douanes et est valorisé en moyenne à près de 868 dollars par jour aux frais des opérateurs. Ce facteur d’élément renvoie alors la compétitivité des opérateurs moins performante vis-à-vis des concurrences externes.
Toutefois, selon toujours les informations reçues, les Droits de Douanes perçues au niveau des frontières malagasy ont été d’ores et déjà réduits. Une chose de faite dans le cadre du processus.
Partant de la nomenclature exigée par les normes internationales en matière de FE, la conjugaison entre la transparence, la prévisibilité, la pertinence des formalités et prescriptions requises liées au processus de dédouanement constitue l’optimisation du mécanisme FE. Ceci étant, les améliorations ne doivent en aucun cas être interprété comme un système favorable à toute occasion de recours aux agissements illégaux.
Afin de pallier à de telle éventualité, un système de gestion intégrer au niveau de toutes les entités concerner et l’harmonisation des formalités requises au processus de dédouanement ont été prévues dans la feuille de route.
Afin d’accélérer le rythme, le Comité Nationale pour la Facilité des Echanges (CNFE), co-présider par la Direction Générale des Douanes et par la Direction Générale du Commerce entend passer à la vitesse supérieure. À ce titre, un colloque gouvernemental pour la mise en œuvre de la FE est prévue se tenir pour le mois de novembre prochain afin d’engager davantage les autorités malagasy à la poursuite du processus.