avr201812

Antananarivo, 10 avril (ANTA) : Au cours d’une rencontre organisée avec les journalistes, quelques responsables de la douane malagasy ont partagé, initiés et approprié les membres de la presse malagasy sur les tenants et aboutissants de l’Accord sur la Facilitation des Echanges (AFE) que Madagascar s’est engagé par la ratification de cet accord initié par l’OMC.
Madagascar est actuellement dans la phase de la mise en œuvre de l’accord de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) sur la Facilitation des Echanges ou AFE. Ce nouveau système d’échange commercial entre les pays membres de l’OMC repose essentiellement sur la combinaison entre la performance et la sécurisation douanière à l’efficacité dans les contrôles. Pour la douane malagasy, outre l’aspect technique, éthique, performance et compétence, cette phase de mise en œuvre de l’AFE repose essentiellement sur la volonté politique des autorités, des entités concernés et des décideurs.Le dynamisme économique, jusqu’ici voulu par les pays sous-développés, dépend en grande partie de la facilitation des procédures de dédouanement transfrontalières, que ce soient en amont ou en aval des opérations d’importation ou d’exportation.
L’AFE n’intervient aucunement dans les procédures de tarification, activité qui entre dans le domaine du libre échange, mais vise avant tout dans l’allègement de formalités douanières dans le but d’amoindrir et faciliter les procédures administratives afin de générer une baisse considérable des coûts engendrés par les opérateurs ; d’où l’intérêt économique dans ce nouveau dispositif.
Dans cette optique, l’AFE vise à pallier les difficultés constatées au niveau de chaque frontière notamment dans les opérations de passage en douane. Ces difficultés ont été regroupés en trois points essentiels de manière pragmatique et concis : délai-formalités-coût.
A ce titre, selon les informations reçues lors de la rencontre, en moyenne, le délai des procédures de dédouanement atteignent en ce moment près de 17,4 jours dans le port de Toamasina, avec un coût de 597 dollars par conteneurs/jours,  58 heures de préparatifs documentaires engendrant 150 dollars de coût de documentation.
L’enjeu principal de l’AFE s’agit alors de réduire les lenteurs, la complexité, le manque de transparence, la prévisibilité des procédures de dédouanement, et à la place remplacer par l’efficacité tout en garantissant la sécurité, et à terme aboutir à une réduction des coûts.
Une feuille de route réaliste version Malagasy.
Madagascar étant déjà engagé, l’Administration  douanière malagasy a initié une feuille de route répondant à la réalité malagasy dans cette phase de mise en œuvre de l’AFE. Afin de conjuguer facilité, efficacité et sécurité, il a été entre autre, intégrer dans cette feuille de route la mise en place d’un Comité National pour la Facilitation des Echanges (CNFE) qui sera présidé conjointement par la Direction Générale des Douanes et la Direction Générale du Commerce Extérieur.
Egalement, sur le plan purement pratique, une réforme structurelle adaptée à la réalité malagasy s’impose ; il s’agit de la mise en place d’un guichet unique où les responsables et les agents représentants les entités sectoriels concernés dans les opérations d’importation et exportation doivent y siéger pour que les procédures se fassent seulement en un seul endroit.
Toutefois, en tout état de cause, pour les responsables des douanes, le contrôle simplifié voulu par l’AFE exige, outre le respect de l’éthique, une compétence et une performance certaine mais surtout dépend de la volonté des leaders politique et la maitrise de la technologie.

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