EXPORTATION DE PIERRES ET MÉTAUX PRÉCIEUX FRAPPÉE DE DIVERSES TAXES ET DE DROIT D’ACCISE, LES PETITS OPÉRATEURS SONT CONTRE.

Antananarivo, 18 septembre (ANTA) : Les petits opérateurs, les associations et les groupements des exploitants et exportateurs de pierres précieuses, semi-précieuses et métaux précieux se liguent contre un projet de loi, instaurant diverses taxes sur les activités d’exportation des produits miniers. En plus de ces taxes, une majoration à titre de droit d’accise y est également prévue. Les taxes prévues varient selon la catégorie des pierres et métaux précieux à exporter. 10% pour les pierres industrielles et ornementales et 20% pour les pierres précieuses et semi-précieuses. Une fois retenue, une majoration de 20% à titre de droit d’accise y est également prévue.
De telles perspectives ne sont pas profitables pour leurs activités, s’indignent les petits opérateurs miniers et pourra vraisemblablement mettre en péril, et la chaine d’activité, et la chaine des valeurs générer par le secteur de produits miniers.
Avant la phase d’exportation, ce secteur met en profit diverses activités connexes ; à la base, on trouve les exploitants, les négociants et les collecteurs passant par diverses activités de lapidaireries, avant d’aboutir au final aux exportateurs proprement dits.
Si la loi est appliquée, ces taxes seront perçues directement auprès des services douaniers et est calculée à la base de la valeur FOB (Fret On Bord), selon les informations reçues des représentants des petits opérateurs.
Face à la situation, les opérateurs se sont empressés de tenir, urbi et orbi, ce 18 septembre, une grande réunion, afin de trouver le plus vite possible un argument de taille pour empêcher ce projet de loi d’arriver aux mains des législateurs.
Après avoir exprimé leur refus vis-à-vis de ce projet de loi, juger antiéconomiques par les petits opérateurs, les autorités ont suspendu leurs calendriers et demandent aux opérateurs de soumettre dans le plus bref délai, un mémorandum de requête figurant les arguments justifiant leurs refus.
L’enjeu est de taille et les opérateurs ont jusqu’à la date de 20 septembre prochain afin de dresser ce mémorandum.