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LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE - (1993-1996)

Ce fils de famille paysanne, catholique et conservatrice, est né le 1er mai 1927 à Betsiaka (Ambilobe) dans la province de Diégo-Suarez.
Catholique, il fit ses études secondaires à l’école le Myre de Vilers et à l’établissement protestant Paul Minault, à Antananarivo.
1951 : Arrivé pour la première fois en France, Albert ZAFY s’installe à Montpellier où il suit et termine ses études de médecine générale option chirurgie. Il obtient son diplôme de spécialisation en chirurgie thoracique. Il a connu à cette période le Docteur Vigouroux. Accessoirement, il décroche des licences de mathématiques et de physique.
Durant son séjour, ce francophone ne manquait pas de célébrer chaque année en France la date de «21 février», la journée de la lutte anti-colonialiste (ou contre le neo-colonialisme). L’histoire dit que cela lui a valu un coup de matraque sur la tête.
1964 : Il rentre à Madagascar pour travailler au service chirurgie de l’Hôpital public d’Antananarivo.
Il aura aussi, durant ces mêmes années, fondé une famille en épousant, Thérèse Auguste ZAFIMAHOVA, fille de Antoine ZAFIMAHOVA et de Marie Anne KEMBA, jeune fille Antesaka selon le rite traditionnel Antakarana.
Albert et Thérèse ont trois enfants :
1- Aimé ZAFY marié avec Jackie RANAIVO (Patou, Kevin, David),
2- Sylvie ZAFY mariée avec Sylvain Christophe (Michael et Stephan), séparés et remariée avec Georges KAMAMY (Hatea).
3- Richard ZAFY ou Titus marié avec Hadjee Mirella (Johanna et Antonio).
1966 à 1970 : Il revient à Paris pour obtenir son agrégation en chirurgie où il était l’assistant du Professeur CABROL. Ce patriote, malgré les propositions avantageuses à l’étranger en France particulièrement, n’a jamais hésité à vivre à Madagascar pour servir son pays.
De retour au pays, il devient le chef du service chirurgie à l’Hôpital général d’Antananarivo tout en enseignant la sémeilogie et la pathologie chirurgicale à la faculté de médecine de l’Université de Madagascar devenu plus tard l’Université d’Antananarivo.
1972 à 1975 : Ministre des Affaires Sociales suite à l’appel du nouveau chef de gouvernement le Général Gabriel RAMANANTSOA qui a reçu les pleins pouvoirs du Président Philibert TSIRANANA.
En s’accaparant du pouvoir en 1975 et à la suite de l’assassinat du Colonel RATSIMANDRAVA, chef de l’Etat, Didier RATSIRAKA a organisé un «référendum» plébiscite autour de trois questions.
Albert ZAFY a fait voter le NON A RATSIRAKA, NON AU «LIVRE ROUGE», NON A LA CONSTITUTION. Le socialisme de Didier Ratsiraka est installé, il revient à ses deux passions la médecine et l’enseignement.
Il fonde le KMZ -Comité de Défense des Droits de l’Homme- avec entre autres les professeurs MANAMBELONA (énergie nucléaire) et RANDRIAMAMPANDRY (cardiologue). Il a toujours exigé la libération du Commandant Richard ANDRIAMAHOLISON qui fût libéré le 26 juin 1990 par le Président français François MITTERAND.
Le Professeur Albert ZAFY n’était pas membre d’un des partis du Front National pour la Défense de la Révolution (FNDR AREMA, MONIMA, MFM, VSM, VONJY, AKFM, UDECMA) le seul cadre politique légal.
1990 : à la suite de la loi sur le multipartisme du mois de mars, il a créé I’UNDD -Union Nationale pour la Démocratie et le Développement- qu’il préside.
A la suite des deux Concertations Nationales organisées en août et décembre 1990 par le FFKM – Conseil Chrétien des Eglises de Madagascar- à Antananarivo, Albert ZAFY est projeté au devant de la scène politique en devenant le président du Comité Permanent des Forces Vives qui est l’organe dirigeant du Conseil National des Forces Vives regroupant 80 organisations partis politiques, syndicats des travailleurs et patronaux, organisations socio-professionnelles, associations, etc.
16 juillet 1991 : les Forces Vives l’ont élu pour être le chef du gouvernement transitoire pour gérer l’après amiral RATSIRAKA. Il est devenu le leader de la contestation du peuple malgache pour recouvrer la dignité et faire avancer les acquis de la démocratie.
Après la signature de la convention du 31 Octobre 1991, ZAFY Albert deviendra Président de la Haute Autorité de l’Etat pendant la période transitoire.
10 février 1993: le Professeur Albert ZAFY est élu Président de la Troisième République (66,74 % à M. ZAFY contre 33,26 % à M. RATSIRAKA).

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PRESIDENT DE LA DIRECTOIRE MILITAIREDE LA REPUBLIQUE DE MADAGASCAR - (12 FEVRIER AU 15 JUIN 1975)

4-andriamahazo2Né le 5 mai 1919 à Fort-Dauphin, Gilles ANDRIAMAHAZO est un général et un homme politique malgache.
14 décembre 1942 : Engagé dans l’armée française à la fin de ses études secondaires, il participe à la Seconde Guerre mondiale comme sous-officier au sein des Forces françaises libres après qu’un accord franco-britannique a placé l’île sous l’autorité de la France libre.
1944 : Il a suivi sa formation à l’École militaire interarmes de Cherchell en tant qu’élève-officier.
1949 : Promu sous-lieutenant
1950 : Rentré à Madagascar en 1950 comme aide de camp du haut-commissaire Robert BARGUES, il combat en Algérie et à Madagascar, avant de prendre le commandement d’une compagnie à Dreux.
1960 : Au moment de l’indépendance de Madagascar, il regagne l’île avec le grade de commandant.
1970 : Après un commandement à Tuléar, il rejoint l’état-major, où il s’élève rapidement jusqu’au grade de général de brigade. Il est alors nommé inspecteur général des forces armées et du service civique.
Durant les événements de 1972 : Le Président TSIRANANA le nomme gouverneur militaire de la capitale.
1972-1974 : Sous le régime militaire, il est nommé ministre de l’Aménagement du territoire.
5 février 1975 : En qualité de ministre d’État, chargé de la coordination du gouvernement, il devient le 5 février 1975 le suppléant quasi-officiel du président, ainsi que le militaire le plus gradé, avec le retrait du général de division RAMANANTSOA.
12 février 1975 : La nuit même de l’assassinat du colonel RATSIMANDRAVA, un directoire militaire de dix-huit officiers émanant de toutes les armes des six provinces du pays et représentant toutes les tendances politiques, à l’exception du PSM et de l’extrême gauche, est créé afin de résoudre la crise politique. Celui-ci instaure la loi martiale, interdit toute activité politique et suspend les partis politiques.
Officier le plus gradé du directoire, ANDRIAMAHAZO prend sa tête et assume les fonctions de chef de l’État jusqu’au 15 juin 1975, date à laquelle le capitaine de frégate Didier RATSIRAKA devient Président du Conseil Suprême de la Révolution.
1975 : Sous la IIe République, Gilles ANDRIAMAHAZO est promu général de division et préside le comité militaire pour le développement, avant de prendre sa retraite en 1976.
13 septembre 1989 : Il est mort à la suite d’une attaque cardiaque.

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