CORRUPTION ET INTÉGRITÉ : 27% DES MALAGASY RECOURENT ENCORE AU POT-DE-VIN DANS LES SERVICES PUBLICS

Le Conseiller à Trasparency International Initiative Madagascar, Frederick L.

Antananarivo, 11 juillet (ANTA) : La pratique de « pot-de-vin » contre service est encore une pratique bien présente dans la société malagasy selon la dernière enquête de perception des indices de corruption faite par Transparency International Initiative Madagascar (TII-M) et Global Corruption Baromètre (GCB). Malgré les programmes de réformes et d’amélioration des services publics accomplis par l’Administration dans le cadre du programme de bonne gouvernance, 27% des usagers paient toujours des pots-de-vin contre des services publics.
Les domaines de la santé et de l’éducation sont les plus souvent affectés par cette forme de corruption où les usagers sont toujours victimes de rackettage avant d’être servi. Le comble soulevé par l’enquête se situe dans les catégories des personnes victimes, car le rapport stipule que « ce sont les couches vulnérables et les plus démunies qui payent le plus souvent des pots-de-vin et deux fois plus que les nantis ».
L’intégrité dans plusieurs corps de fonctionnariat est toujours fustigée par le rapport d’enquête de GCB. Il a été rapporté que 44% des malagasy pensent encore que les policiers, les magistrats, les gendarmes et les membres du gouvernement sont les plus concernés par la corruption.
Ce taux accuse une hausse par rapport à l’enquête de 2015, où la proportion de citoyens déclarant avoir payé des pots-de-vin s’élève à 16%. Étant donné que l’enquête GCB s’étale, dans ses questionnaires, sur la perception de la population concernant les efforts des politiciens à combattre la corruption, le résultat a montré que « 76% des citoyens interrogés pensent que la corruption a empiré en 2017. Les citoyens malagasy jugent sévèrement la présidence de l’ancien président Hery Rajaonarimampianina ».
Ce résultat relègue le niveau Madagascar à un rang assez regrettable en matière de lutte contre la corruption. On se situe dans le rang de 2e taux d’insatisfaction le plus élevé parmi les 35 pays africains évalué par le GCB.

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