juin201716

Antananarivo 16 juin (ANTA) : Deuxième et dernier jour de la Conférence des Investisseurs pour Madagascar à Pretoria, au siège du Département des relations internationales et de la coopération de la République d’Afrique du Sud. Ce jour, il est prévu que le Président Hery Rajaonarimampianina rencontre son homologue sud-africain, Jacob Zuma.A la centaine de représentants de compagnies et d’investisseurs réunis par l’IRC et la DBSA, le Président de la République avait souligné que Madagascar dispose désormais d’un équilibre macroéconomique crédible. La Grande Île fournit ainsi les gages d’un environnement global favorable, offrant la visibilité nécessaire pour les investissements en infrastructures et sur le plan social, et, surtout, par rapport aux investisseurs privés.

Rassurer les investisseurs
Lors d’une conférence de presse, le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, a tenu à rassurer les investisseurs qui sont déjà installés à Madagascar, qu’il y aura une continuité en ce qui concerne l’application des textes, afin de garantir la stabilité de leur situation. Le Chef de l’Etat s’est également déclaré ouvert à toute initiative visant à des aménagements, concernant notamment les textes sur les mines. Aujourd’hui, pour ce qui est de la Loi sur les grands investissements miniers à Madagascar, un benchmark a permis d’offrir un cadre très attractif. « Si, dans l’avenir, les textes sont modifiés, et que les nouvelles dispositions sont meilleures, ceux des investisseurs qui étaient déjà concernés y seront intégrés. Ceci pour rassurer au niveau juridique », a-t-il fait remarquer.

Sur la tenue de la CIM à Pretoria, le Chef de l’Etat a relevé que ce n’est pas le fruit du hasard.
« Nos deux pays ont des liens historiques forts, ils entretiennent de très bonnes relations, mais, au-delà de ces liens, l’Afrique du Sud est aussi la première économie du continent ; les secteurs qui sont en grand développement en Afrique du Sud peuvent apporter des complémentarités et aussi des opportunités pour Madagascar, et, réciproquement, pour les investisseurs sud-africains », a-t-il indiqué.

L’agriculture et l’industrie
L’agriculture et l’élevage constituent des atouts pour Madagascar, mais cela suppose une amélioration de la productivité, afin de pouvoir répondre aux besoins du marché sud-africain. Ce faisant, il est temps que les acteurs du secteur de l’agriculture et de l’élevage se tournent de plus en plus vers les marchés, qu’ils puissent poursuivre leurs activités, à travers l’octroi de titres fonciers, dans l’équité, et, ce, parallèlement à la mise en place des Zones d’Investissement Agricole. Il nous faudra maintenant mettre en valeur les grandes terres agricoles, autres que les pôles déjà connus jusqu’ici, à travers de grands investissements et l’agriculture contractuelle.

Pour l’industrie, la proximité géographique des deux pays est un facteur favorable pour drainer les investissements sud-africains, d’autant que, sur le plan général, l’investissement direct étranger à Madagascar est actuellement de 9,6%. Ce taux traduit inéluctablement la confiance des investisseurs en la stabilité dans le pays, pour la sécurité des investissements. Quant à l’Etat, il aura à renforcer son rôle quant l’amélioration des infrastructures de base, telles que les routes, les ports, ainsi que les aéroports. Il est temps de valoriser les matières premières du pays, dans le cadre du développement du secteur industriel, par la création de richesse, d’emplois et de valeurs ajoutées. Durant la CIM, un Mémorandum d’entente sera signé entre l’Afrique du Sud et Madagascar.