fév201823

Antananarivo, 05 février (ANTA) : Ces derniers temps, des organes de presse se sont manifestés pour dénoncer, avec véhémence, la mise en place de la Commission de délivrance de la carte professionnelle des journalistes.Rappelons que, en vertu des dispositions de l’article 203 alinéa 2 du Code de la communication médiatisée, il est clairement spécifié que « la Commission de la carte d’identité professionnelle assure la délivrance de la carte jusqu’à la mise en place effective de la Commission paritaire en charge de cette/onction prévue par le présent Code».

D’emblée, il convient ainsi de faire remarquer qu’octroyer cette fonction à l’actuelle Commission de la carte d’identité professionnelle honore l’exigence de la disposition sus – citée.

Raison unique qui a d’ailleurs amené le Ministère de la Communication et des Relations avec les Institutions à prendre la Décision n°084/2017 /MCRI du 27 Octobre 2017, portant nomination de nouveaux membres de ladite Commission, étant donné que des membres de l’ancienne composition n’exercent plus le métier à ce jour. Procédure de nomination qui a honoré les dispositions de l’Arrêté portant mise en place de cette Commission.

En tout cas, il est impératif de rappeler que, d’une part, la quasi – totalité de tous ces organes de presse, ayant dénoncé la mise en place de cette Commission autrement composée, n’ont point cessé de rejeter en bloc, voilà plus d’une année, le nouveau Code la communication médiatisée.

Et, jusqu’à ce jour, ils n’ont guère cessé de compter les jours pour faire matraquer en public que ledit Code est « liberticide ».

Ainsi, plus d’un observateur lucide ne peut s’empêcher de se demander à quel jeu jouent – ils ces organes de presse qui, ici, méprisent à mort ce nouveau Code de la communication médiatisée alors que, là, ils en revendiquent à tue -tête l’application de certaines de ses dispositions ?

D’autre part, il également primordial de rappeler que le Ministère de la Communication et des
Relations avec les Institutions a vainement attendu, jusqu’au 27 Octobre 2017, la mise en place de la Commission paritaire dont il s’agit. Et étant entendu que, comme le dispose le nouveau Code, il appartient à l’Ordre des journalistes de prendre les initiatives qui s’imposent pour ce faire. Et le Ministère n’ayant comme unique tâche que de désigner ses représentants, au moment voulu. En tout cas, il n’appartient nullement au Ministère d’organiser l’assemblée générale tant des journalistes que des organisations patronales.

Or, il est connu de tous que le Bureau de l’Ordre des journalistes a passé son temps à se quereller en public, vu les attaques au vitriol que son Vice – Président et son Conseiller pour la Province d’Antananarivo n’ont pas cessé de porter contre notamment son Président.

Et, de surcroît, il est important de rappeler à tous que le mandat de l’actuel Bureau de l’Ordre des journalistes a officiellement expiré à la date du 19 Décembre 2017.

Et que ce Bureau n’a plus fait depuis que gérer les affaires courantes, comme l’exigent les textes en vigueur.

De ce fait, le même observateur lucide ne peut encore s’empêcher de se demander en quoi un Bureau, ne gérant plus que les affaires courantes, pourrait- il encore mettre en place une structure légale devant pourtant consolider la carrière des journalistes professionnels?
Bref, il est facile de critiquer et de dénigrer le Ministère sur ce dossier. Mais que tout le monde se rende à l’évidence que le même Ministère ne peut absolument pas se mettre à la place des autres qui semblent ici se prévaloir de leurs propres turpitudes.
Toujours est – il que le Ministère de la Communication et des Relations avec les Institutions ne cesse de réitérer que ses portes restent en permanence grandement ouvertes pour tout acteur de presse soucieux de faire redorer, par le dialogue, le blason du métier.