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Antananarivo, 16 mai (ANTA) : Depuis le 19ème sommet du marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), Madagascar est à la tête de cette organisation. L’étendue du marché est de 475 millions d’habitants avec un Produit Intérieur Brut réel de 677 milliards USD.Cependant, plus d’un se demandent si Madagascar devrait rester dans le COMESA. La Balance commerciale est largement déficitaire. En 2016, les exportations se chiffrent à 75 millions USD tandis que les importations sont à hauteur de 170 millions USD.
Pour chaque institution au sein du COMESA, chaque pays membre doit payer une contribution annuelle. L’adhésion à des institutions sous-entend des charges financières importantes Celle du COMESA est de 650 000 USD.
Des arriérés sont cependant enregistrés pour la participation à la Cour de justice se chiffrant aux environs de 400 000 USD. Depuis, Madagascar n’y est pas représenté.
« Le choix de rester ou non dans le COMESA est de la volonté politique de l’Etat. Madagascar est une île, elle doit intégrer les marchés régionales », a expliqué le Directeur Général du Commerce Extérieur du ministère du Commerce et de la consommation Henriette Rasoamampionona, aujourd’hui, à la Chambre de Commerce et d’Industrie Antaninarenina lors d’une conférence sur le COMESA.
Les avantages sont multiples pour Madagascar d’être dans une telle organisation. L’accès libre sans droit de douane, l’élargissement et la proximité des marchés facilitent les échanges commerciaux. Le COMESA est également une source d’approvisionnement des matières premières. Il octroie des financements pour appuyer les exploitations.
Des dispositifs d’appui ont été attribués aux entreprises par l’Union Européenne si l’on ne cite que le projet d’accompagnement à l’intégration régionale à hauteur de 1 002 981 Euros. L’Union Européenne est un des principaux partenaires de Madagascar.
Information et professionnalisme
Toutefois, les opérateurs doivent exploiter ces avantages. Le problème vient d’eux. Il faut augmenter considérablement les exportations afin qu’ils puissent financer les importations, a souligné Henriette Rasoamampionona. Méconnaissance des accords dont la Zone de Libre Echange, des exigences, manque d’information sur les marchés régionaux et de professionnalisme sont les plus grandes faiblesses de nos exportateurs.
Le ministère du Commerce et de la Consommation n’est pas resté indifférent face à cette situation. Des efforts ont été déployés. Des campagnes de sensibilisation des opérateurs et leur professionnalisation ont été lancées.
Fortement recommandé par ce ministère, un portail d’information devra être mis en place néanmoins il nécessite beaucoup de budget. Le ministère a tenu à rassurer que les travaux avancent et que des consultants sont à pied d’œuvre. L’île Maurice et les Seychelles ont déjà les leurs.
Le Directeur Général du Commerce Extérieur a noté la signature prochaine de l’adhésion à la Zone de Libre Echange Tripartite (ZLET). C’est un tremplin pour l’intégration dans la zone de libre échange continentale. Une fois encore les consultants ont affirmé que le pays peut surmonter le gap en développant davantage les exportations.