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CHEF D’ETAT - (05 FEVRIER 1975 – 11 FEVRIER 1975)

3-ratsimandrava2Né à Tananarive le 21 mars 1931, Richard RATSIMANDRAVA quitte Madagascar pour la France afin d’y effectuer ses études supérieures. Après une préparation à la corniche Carnot de Dijon, il intègre l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, à Coëtquidan. Il portera les couleurs de l’armée française au Maroc et en Algérie.
1959 : Alors qu’il est lieutenant dans l’armée française, il est affecté à Madagascar au 12e bataillon d’infanterie de marine à Fianarantsoa.
Après l’indépendance malgache proclamée le 26 juin 1960, RATSIMANDRAVA sert comme officier de l’armée de terre jusqu’en 1962.
1967 : Après une demande pour entrer dans la gendarmerie, il effectue un stage à l’École des officiers de la gendarmerie nationale à Melun en France et devient commandant en second de la gendarmerie malgache.
1969 : Commandant de la gendarmerie malgache en 1969 et reste à ce poste jusqu’en 1972 et, à ce titre, assure le rétablissement de l’ordre public dans le Sud de l’île, en donnant des directives pour la protection des postes de gendarmerie, avec sanction pour certains gendarmes qui ont accepté d’obéir aux ordres de cadres administratifs et politiques, en empêchant qu’il y ait chasse à l’homme de la part de l’administration contre les cadres du parti dirigé par MONJA JAONA en avril 1971, et en dialoguant avec les partisans de ce parti à Antanimora pour le maintien de l’ordre
1972 : TSIRANANA cède le pouvoir au général Gabriel RAMANANTSOA qui devient alors chef du gouvernement en mai puis de l’État en octobre. Richard RATSIMANDRAVA est appelé à devenir ministre de l’Intérieur du nouveau gouvernement. Il a alors l’idée de fonder sa politique intérieure sur le cadre de gouvernance existant basé sur le « fokonolona » qu’il voit comme seul cadre institutionnel et économique possible, car viable et reconnu par et pour la majorité de la population, pour le développement de Madagascar
5 février 1975 : A cause de rivalités et de problèmes non résolus et face à la situation de crise politique, RAMANANTSOA lui remet les pleins pouvoirs. Il cumule alors les fonctions de chef de l’État et du gouvernement, ainsi que de ministre d’État, chargé de la Défense nationale et du Plan.
11 février 1975 : Il est mort assassiné.