CHRISTINE RAZANAMAHASOA ÉLUE PRÉSIDENTE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE : DES REDRESSEMENTS EN PERSPECTIVES

Antananarivo, 17 juillet (ANTA) : Razanamahasoa Christine, élue comme député dans le district d’Ambatofinandrahana sous la bannière de la plate-forme soutenant le régime, l’IRD, a été élue pour être à la tête de l’Assemblée Nationale (AN) par 147/147 votes. Aucun critique n’a pu être soulevé ni observer dans sa candidature. Elle est quasiment élue, bien avant d’avoir exposé son programme, étant la seule à avoir déposé une candidature. C’est la première femme à être à la tête de l’Assemblée Nationale malagasy où, près de soixante ans d’existence, les hommes ont marqué de leur suprématie le règne de cette institution. Dans son premier discours en tant que présidente de l’AN, Christine Razanamahasoa promet de belles perspectives de redressement qui fera carrément table rase de l’ancienne mauvaise réputation qui a terni l’image de cette institution dans son rôle de socle de la démocratie.
C’est cette démocratie même que Christine Razanamahasoa promet de véhiculer dans cette nouvelle législature. Reprise dans son universalité, elle promet que désormais le débat, la justice et l’équité seront les seules valeurs durant sa présidence.
Est-ce une promesse par rapport au TOKY NOMENA, entant tant que promesse à la « parole donnée » initiée par la société civile et le Comité pour le Sauvegarde de l’Intégrité, ou est-ce un nouvel engagement, donc personnel, de Christine Razanamahasoa ?
En tout état de cause, la nouvelle Présidente de l’AN sensibilise fortement les députés membres à faire valoir leur promesse durant la campagne de propagande, « nous avons promis de belles choses et offert de jolis rêves à nos électeurs ; à nous maintenant de les réaliser ».
« La redevabilité est désormais à la fois une obligation et un devoir, que ce soit pour la majorité ou pour l’opposition »; plus loin, toujours selon son discours, « le contrôle des actes de l’exécutif est un impératif indiscutable, c’est une exigence populaire qui va au-delà de notre mission ».
Le parti TIM, officiellement opposant, une grande première également dans l’histoire de la législature malagasy, durant laquelle, aucune opposition ne s’est véritablement mise en relief, justifie son intention d’avoir voté pour Christine Razanamahasoa en raison son aspiration à favoriser la démocratique au sein de la chambre basse.
Sur le plan carrément arithmétique avec ces seulement 16 sièges, le TIM ne peut même caresser le moindre espoir d’avoir de la légitimité d’écoute au sein de l’AN. Avec la promesse de Christine Razanamahasoa, cet espoir n’est pas tout à fait perdu, car, en reprenant le terme des membres du TIM, ce n’est pas le nombre qui compte (16 députés), derrière, il y a des milliers d’électeurs qui ont voté pour le TIM légitimement et qui ont d’autres aspirations que tous les députés ne peuvent ignorer.