CADRE DE CONCERTATION DE LA CENI : ADHESION DES PARTIS POLITIQUE

Antananarivo, 14 mai (ANTA) : La réunion de concertation conviée par la CENI le 11 mai dernier afin de trouver une solution de sortie de crise pré-électorale qui s’est
tenue à l’hôtel le Pavé a vue l’adhésion d’une grande majorité des partis politique, des plusieurs associations et des organisations de la société civile malagasy.Autre le TGV-MAPAR, presque toutes les catégories de partis politiques malagasy se sont faits représenter à un débat sur un éventuel dénouement des conflits, nés des
codes électoraux adoptés par le parlement.
En fonction des motions d’ordre définis préalablement, la CENI de recommander en aval auprès des représentants présents de montrer une prévue de bonne la volonté et
d’humilité dans les négociations. Egalement, de recadrer les discutions sur trois points essentiels tels que se discerner sur un cadre légal des élections acceptées
par tous, un accord politique pour un apaisement et se mettre en accord sur une date et un calendrier électoral.
Selon la CENI, si aucun accord n’est trouvé au plus tard le 31 mai prochain, cette commission électorale indépendante d’aviser sans détour les entités et les acteurs
politiques mais surtout la population malagasy tout entière , qu’envisager une élection en 2018 pourrait être impossible pour cause d’insuffisance de temps de
préparatifs préalables essentiels avant les tenues des scrutins.
Plusieurs recommandations et remarques ont été soulevées par les conférenciers. Concernant la date des élections, si la tenue d’une élection en 2018 semble être
partagée par la moitié des partis politiques, les avis divergent par ailleurs concernant l’anticipation des élections et/ou le respect des calendriers prescrits par la
constitution.
Pour le HVM, le scénario d’une élection anticipée devrait au préalable précédée d’une constatation par la HCC d’un cas de force majeure qui, selon ce parti, ne décrit
aucunement la situation à Madagascar malgré l’aspect de « situation exceptionnelle » soulevée par la CENI.
Neutralité et indépendance de la CENI remises en cause ; accord d’une refondation incontournable.
Parmi les tendances soulevées durant la réunion, l’indépendance et la neutralité de la CENI ont été fortement pointées du doigt durant la réunion. Le Président de la
CENI, Hery Rakotomanana, a toutefois essayé tant bien que mal de convaincre les conférenciers qu’il serait injustifié de penser que la CENI subit des ingérences ou des
pressions, tant de la part du régime que de la part de la communauté internationale, concernant les processus électoraux.
Egalement, plusieurs associations et quelques groupuscules de partis politiques présents ont tout simplement écarté la proposition de la CENI d’organiser et de tenir
une élection quelle que soit la date proposée. Selon ces partis longtemps marginalisés, il faut au préalable faire un toilettage complet du système politique à
Madagascar.
Quel qu’en soit, le terme à choisir, que cette refondation soit politique, constitutionnelle démocratique ou républicaine, ceux qui se joignent à cette idée de
refondation s’allient sur l’arrêt de toute éventualité de la tenue des élections. Selon cette tendance, tous les facteurs d’une refondation sont réunis et qu’il est
temps de prendre écoles des crises cycliques qui se sont succédé à Madagascar depuis son indépendance.
L’idée a tellement reçu une forte tendance que la CENI a été obligé de l’inscrire dans son PV. Toutefois, la CENI de faire remarquer que si ce concept est pris en
compte dans les accords politiques à venir, il faut au préalable trouver une mesure d’accompagnement concernant le système et le mode de gouvernance à établir puisque
forcement Madagascar s’acheminera à une période transitoire.
Le temps de faire une synthèse des recommandations reçues, la CENI donnera un autre rendez-vous le 06 juin prochain dans le but de faire une revue des démarches
entrepris auprès des décideurs et des entités concernés.
Parallèlement, la CENI invite toute les forces vives, qu’ils soient protagonistes ou non, de mettre en place le plus vite possible une autre cadre de concertation en
vue de se pactiser sur un accord politique.
Egalement, là encore, le terme « participatif et inclusif » dans cet accord reste un énorme dilemme pour les groupuscules aux autres catégories de partis qui se
prononcent être « grands partis ».