BAROMETRE DE L’INDUSTRIALISATION DUABLE DE MADAGASCAR ENCORE MEDIOCRE SELON LE RESULTAT DU CALCUL DU CREM

Antananarivo, 10 août (ANTA) : La mise en place d’un Baromètre de l’Industrialisation par l’alliance pour l’industrialisation durable a pour objectif de mettre en place un instrument de mesure périodique de progrès ainsi qu’un instrument de lobbying auprès des autorités et de l’opinion publique afin de convaincre toutes les parties prenantes à la nécessité de promouvoir le secteur industriel à Madagascar en vue de sortir de la pauvreté.Se basant sur le contexte général et pragmatique de la situation de l’industrie à Madagascar, de son apport en termes du PIB, de l’environnement institutionnel et des textes réglementaires en vigueur, l’Alliance pour l’industrialisation durable a communiqué ce 10 août le résultat de l’enquête de perception servant à mesurer le positionnement global du secteur industrie face au contexte et conjoncture actuel. Il en est sorti que la situation est au niveau médiocre selon le calcul du Centre de Réflexion Economique Malagasy (CREM) chargé de mener les enquêtes.
Industrialisation, pourquoi ?
L’ensemble du problème se résume en une seule question ; la promotion de l’industrialisation à Madagascar pourquoi ? Selon le résultat de l’enquête, d’une manière général, « 95% des produits agricoles sont importés. Madagascar ne produit pas ce que le peuple malagasy consomme et ne consomme pas ce que l’industrie malagasy produit ».
Egalement perçu à travers l’enquête que « la plupart des produits et des marchandises qui servent à subvenir aux besoins fondamentaux des malagasy sont importés. Même les denrées alimentaires de base comme le riz, le sucre, la farine, l’huile …sont concernés car une grande partie des quantités son importé ».
En parallèle, le baromètre de constater qu’une grande partie des matières premières utilisés dans les produits importés et consommer à Madagascar sont disponibles à Madagascar or, les entreprises basées dans la grande île se plaisent à concentrer leur efforts dans l’exportation de ces matière premières.
Perception tirée des trois indices spécifiques
Le résultat du Baromètre de l’industrialisation sont résumés en trois indices jugés comme piliers dans une industrialisation sereine et viable promoteur du développement tel que l’indice social, l’indice de la conjoncture future et l’indice global. La notation accordée est comprise entre une fourchette d 0 à 100 ; 0 à 20 jugé catastrophique- 20 à 40 médiocre-40 à 60 moyenne-60 à 80 bon climat-80 à 100 en plein essor.
A l’issu de l’enquête, l’indice social a obtenu un score de 26 indiquant que les travailleurs sont insatisfaits des conditions du travail, et que l’industrialisation ne leur est pas assez profitable. 48/100 concernant l’indice de la conjoncture future, prévoyant une évolution moyenne de la situation pour les trois à six mois à venir. Toutefois, il révèle une confiance ambiguë du fait des offres des produits et services bancaires non incitatives et des mauvaises qualités des services douanières et fiscales.
Les droits de douanes constituent selon le Baromètre un grand obstacle au développement du secteur industriel. Tous les types de prélèvement obligatoire exercent un effet dépressif aux incitations à l’exploitation industrielle.
Avec un score de 26, l’indice global démontre que le secteur donne une très médiocre impression de l’atmosphère en général vis-à-vis des différents acteurs concernés.
Intervention de l’Etat par rapport aux difficultés.
Les interventions de l’Etat sont décrit par le Baromètre comme inefficaces par rapport à certaines difficultés rencontrées par les entreprises dont la concurrence déloyale, l’insécurité, la défaillance en infrastructure publique et logistique.

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