5e TABLE RONDE ÉCONOMIQUE DE L’UE : BOOSTER LE SECTEUR PRIVE

Antananarivo, 07 mai (ANTA) : Le gouvernement, l’Union Européenne (UE) et le secteur privé ont participé à la 5e table ronde économique initiée et organisée par l’UE ce lundi 6 mai 2019 à l’hôtel Carlton, entrant dans le cadre du lancement de la semaine de l’Europe
Une occasion propice afin de discuter ensemble la manière d’appuyer le secteur privé. Dorénavant, tout le monde est convaincu pour que ce secteur doive être un véritable acteur dans la relance économique voulue par le plan d’émergence décliné en Politique Générale de l’État (PGE). Le grand chantier à faire est désormais de chercher la manière dont il faut réaliser cette émergence.
L’Ambassadeur de l’Union Européenne Giovanni Di Girolamo a expliqué que deux procédés peuvent être entrepris. D’une part, faire des investissements optimaux et ciblés pour rendre le secteur privé malagasy plus compétitif sur le marché extérieur.
D’autre part, attirer les investisseurs étrangers pour affirmer que Madagascar est déterminée à faire appliquer le principe de la zone de libre-échange. À terme, ces deux chemins conduiront à un équilibre de la balance commerciale de Madagascar.
D’emblée, à travers les discours qui se sont succédé lors du lancement de cette table ronde, le gouvernement malagasy est en accord avec les visions de l’UE. À travers le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, le gouvernement s’est dit être disposé à apporter quelques améliorations sur les principes qui font que le partenariat public privé est effectif, efficace et efficient dans la stratégie de relance économique.
Étant donné que l’Union Européenne a un fort lien d’amitié avec Madagascar depuis 60 ans, elle est motivée à appuyer le gouvernement dans ses efforts.
Dans son interview, la ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat Lantosoa Rakotomalala a annoncé que le pouvoir de rétablir les programmes de l’État avec ceux du secteur privé en est la raison de cette table ronde économique 5e édition.
Le but de partager les différentes activités pour améliorer les secteurs privés, leur permettre d’exprimer leurs préoccupations concernant les contraintes rencontrées et leur recommandations afin d’améliorer l’environnement au sein de l’entreprise que ça soit au niveau économique, de l’exportation et du perfectionnement des qualités des produits conçus à Madagascar.
Le développement des industries interrégionales est primordial pour le MICA, car si vous avez constaté, le programme FIHARIANA est une initiative prise pour aider les jeunes et les femmes afin d’exécuter leurs projets qu’importe leurs régions. C’est un programme de financement, des appuis techniques et aussi des propositions d’idées.
C’est un projet grandiose du MICA, afin de créer la nouvelle génération des entrepreneurs à Madagascar.
Il est à noter que moins de 10% sont les entreprises locales dans toutes les régions de Madagascar.
La révision des lois sur le développement de l’industrie à Madagascar sera en vue, plus précisément l’alignement par rapport au programme de l’émergence à Madagascar pour mieux avancer et accomplir les travaux.
Selon le ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Habitat et des Travaux Publics, Hajo Andrianainarivelo, la construction de la RN 13 et la RN6 commenceront cette année en collaboration avec l’Union Européenne. Il est à préciser que tous les financements annoncés dans le PIN (Programme Indicateur National) sont déjà engagés.
Par rapport à la pêche, l’Ambassadeur de l’UE a énoncé que l’objectif numéro un avec l’accord de pêche, c’est de permettre aux bateaux de pêcher autour de Madagascar. Favoriser l’exploitation soutenable marine de Madagascar.
Mais aussi de renforcer les mécanismes pour aider Madagascar à faire le monitorage pour les pêches illégales et aussi le monitorage de l’état des ressources halieutiques. L’État malagasy peut compter sur l’Union Européenne.
Avec cette table ronde, on espère attirer des capitaux européens et internationaux, qui peut contribuer à l’effort du développement de Madagascar, a indiqué l’Ambassadeur.