sept201707

Antananarivo, 07 août (ANTA) : Pour cette année, c’est au tour de Madagascar d’accueillir le congrès annuel de la fiscalité Africaine dénommé L’African Tax Research Network (ATRN) ou le Réseau Africain de Recherche sur la Fiscalité. Depuis sa mise en place, ce réseau a pour mission de chercher des moyens novateurs afin d’améliorer le monde fiscal en Afrique et de les faire appliquer par la suite. Cette année, la recherche a été axée sur l’utilisation de la nouvelle technologie au service de l’administration et de la perception fiscale.
Au titre de la 3ème édition de cette année, chaque pays membres de l’ATRN présente leur produit de recherche répondant au thème prédéfinit par la plateforme qui est : « Un système fiscal moderne et efficace pour la mobilisation des ressources intérieur en Afrique ».
Parmi les propositions avancées par les pays participants, celle proposée par Madagascar a été retenue. Ainsi, quelques techniciens chercheurs et inspecteurs des impôts, en collaboration avec des professeurs issus de l’Institut National en Science Comptable et Administration d’Entreprise (INSCAE) ont ensemble élaboré un projet intitulé « Rôle de la nouvelle technologie d’information et d’échange des systèmes fiscaux ».
L’objectif du projet est, en amont, de mettre à la disposition de l’administration fiscale et des contribuables un dispositif technique, plus précisément un outil jouant le rôle d’intermédiaire entre les contribuables et l’Administration fiscale. En aval, cet outil sert également de catalyseur  de procédures, jugées trop lourd par le grand public.
Il s’agit donc de mettre dans une même interface les données essentielles liées aux déclarations, aux perceptions et aux textes et dispositions fiscal en vigueur, au cas par cas, ainsi que les périodes d’acquittement des obligations pour chaque catégorie de contribuable.
De cette manière, ce dispositif favorise la transparence mais permet également d’amoindrir les pratiques favorisant la corruption car les contacts physiques et/ou directs entre les agents fiscaux et les contribuables sont plus ou moins écarter.
Dans un premier temps, l’administration fiscale pense utiliser d’abord cette nouvelle technologie en faveur des opérateurs pétrolifères et miniers. Ils ont été choisis car ces ressources comptent parmi les pôles en matière de recette fiscale
De là, l’Administration fiscale instaure une collaboration plus étroite avec l’EITI dont Madagascar en est membre.
Devoir et moralité.
Toutefois, la technologie reste un outil comme un autre mais il importe surtout pour l’Administration fiscale de souhaiter, voir même attendre des agents leur sens du travail et leur professionnalisme dans l’accomplissement de leur travail.
Il s’agit notamment d’améliorer les accueils des contribuables qui viennent auprès des centres fiscaux. Le service est un point crucial soulevé par l’administration comme étant parmi les facteurs de motivation ou non des contribuables à s’acquitter de leurs obligations.
La prochaine étape qui incombe à la plateforme réunie au sein de l’ATRN est de faire une adaptation des projets retenus en pratique.Et au final faire un réseautage dans toute l’Afrique.